d’animer le monde universitaire en ce début du xixe siècle, d’autres jeunes gens prennent Dieu et la foi au sérieux. Dans un milieu indifférent, sinon hostile, ils recherchent, après l’épreuve de la Révolution, les moyens de fortifier, mais aussi de régénérer le catholicisme raillé et mis à mal. 3 C’est sur la montagne Sainte-Geneviève, haut lieu historique de spiritualité, dans des institutions privées, à l’occasion de conférences, qu’un groupe de jeunes gens, tous étudiants, se rencontre pour s’unir dans la prière et la défense de la foi. Ils participent également à des actions de charité dans le misérable quartier voisin de Saint-Médard où la s?ur Rosalie, Fille de la Charité, est déjà courageusement à l’?uvre. L’une de ces institutions, place de l’Estrapade près de l’école de Droit et du Panthéon, est dirigée par Emmanuel Bailly et sa conférence d’histoire y est réputée.Un xA0;centre de tourbillon catholiquexA0; 4 Cet homme organise pour ses étudiants des cercles d’études appelés xA0;ConférencesxA0;xA0;: Conférence d’Histoire et Conférence de Droit. Chemise burberry femme pas cher
Cette xA0;institutionxA0; remplace la Société des Bonnes études que Bailly a animée jusqu’à la Monarchie de Juillet. Mais trop proche de la Congrégation, Bailly, suspecté d’endoctriner les étudiants dans l’idéologie légitimiste, doit arrêter les activités de la Société des Bonnes études. Il continue malgré tout à ?uvrer pour la jeunesse à travers ces Conférences où des étudiants peuvent discuter tous les samedis de sujets très variésxA0;: histoire, économie politique, philosophies, littérature, etc. Frédéric Ozanam, né à Milan en 1813 et issu d’une famille lyonnaise, alors qu’il est étudiant en droit à la Sorbonne, devient le principal animateur de la Conférence d’Histoire. On l’a appelée un xA0;centre de tourbillon catholiquexA0;. C’est de ce tourbillon dans lequel convergeaient des courants de foi venus du milieu mennaisien de la proche rue de Vaugirard, des collèges Stanislas et de Juilly repris en mains par les abbés de Salmis et de Scorbiac qu’est née la société de Saint-Vincent-de-Paul. 5 L’expansion de cette société a été prodigieuse. chemise ralph lauren pas cher M. Matthieu Brejon de Lavergnée en écrit l’histoire sous la monarchie de juillet et le second empire, dans ce livre passionnant, un xA0;grand livrexA0; écrit le professeur Jacques-Olivier Boudon dans sa préface, et qui xA0;fera date tant il contribue au renouvellement de nos connaissances dans le rapport de la société et de la religionxA0;. 6 Ce livre commence comme un romanxA0;: xA0;23 avril 1833, huit heures du soir, six étudiants accompagnés d’un homme d’une quarantaine d’années, franchissent la porte du 18, rue Petit-Bourbon, au pied de l’église Saint-Sulpice. Là, dans les bureaux de la Tribune catholique, on jette un tapis vert sur une table et l’on avise, à la lueur de deux chandelles, des moyens de visiter les pauvres du quartier. La conférence de charité est néexA0;.Une enquête sur 800 membres7 Pour mieux la conna?tre dans sa composition, M. Brejon de Lavergnée s’est placé au contact de http://www.netapero.fr/ l’histoire religieuse et de l’histoire sociale en se livrant à longchamp pliage pas cher
Il a dressé leurs profils en analysant leurs origines, leurs alliances familiales, leurs parcours de c arrière. Pour la plupart, ils appartiennent au monde judiciaire ou du négoce. Politiquement modérés, ils se situent et se retrouvent, hors de toute appartenance politique et par leurs études classiques, dans un juste milieu de bourgeoisie humaniste. 8 M. Brejon de Lavergnée, plongeant profondément dans ce milieu de la société parisienne du xixe siècle et dans les débuts du catholicisme social, en tire le portrait-type du confrère de Saint Vincent de Paul. Engagés dans la xA0;spiritualité vincentiennexA0; et actifs, ces hommes en grande majorité issus de l’élite trouvent le Christ dans la rencontre avec les pauvres à domicile et déploient, par leurs multiples relations, un audacieux et discret apostolat des la?cs. 338;uvre de charité difficile s’il en est et qui ne va pas de soi car il était d’usage, en effet, de recevoir les pauvres chez soi plut?t que de les visiter.
tudoulaile03 tudoulaile03
51-55, M
Sep 2, 2014