Le fait que l’édition proprement dite ne comporte pas d’apparat critique, donc pas d’identification des lieux (la carte initiale ne peut tous les indiquer) ni des personnages cités, et qu’aucun index ne la suive, ne facilite pas non plus une utilisation optimale par le lecteur.10 L’ordre des actes dans le Martinet n’est ni logique ni chronologique, souligne l’auteur, qui publie ces actes dans l’ordre dans lequel ils se présententxA0;; quelques textes malaisés à dater pouvaient justifier ce choix. Mais on aurait apprécié en annexe un essai de reconstitution chronologique, permettant notamment d’avoir une vision cohérente des affaires récurrentesxA0;; cela aurait aussi permis de rapprocher les actes figurant deux fois dans le Martinet, ou les deux parties du tarif des notaires qui, ainsi qu’en atteste un manuscrit des Archives des Pyrénées-Atlantiques (C 677 bis), formaient à l’origine un seul et même texte. On s’étonnera aussi que l’auteur ait omis de préciser qu’il n’avait pas rétabli dans ses analyses le style du 1er janvier, mais conservé le style d’origine. Ce dernier était celui de l’Annonciation (25 mars), ainsi que le montre le registre de Luntz dans lequel, Paques étant le 17 avril, on passe du 24 mars 1372 au 4 avril 1373. Détail d’importance lorsque, par exemple, l’acte par lequel Gaston Fébus exempte les Orthéziens de péage est daté de janvier 1358 à Morlaàs (p. 203), alors que Fébus est encore en PrussexA0;; mais en janvier 1359 (n. survetement soldes
s.), il est de retour en Béarn. De même plusieurs actes passés par Jeanne d’Artois, au nom de son fils mineur et en se disant xA0;done de MoncadexA0;, sont datés du 16 février 1319 (p. 173, 181 et 190). Or vivait encore Marguerite de Moncade, belle-mère de Jeanne, qui avait totalement écarté sa bru du pouvoirxA0;; mais en février 1320 (n.s.), Marguerite était décédée et Jeanne rentrée en Béarn. Sac vanessa bruno gris pas cher Les non-familiers du calendrier ecclésiastique auraient aussi apprécié que la mention du mois et du quantième accompagne les textes datés de fêtes de saints.11 En matière de dates encore, quelques erreurs, par exemple pour un acte daté de 1302 alors que le texte indique xA0;m ccc octavoxA0; (p. 101-102). Pour l’arbitrage avec la famille de Porte, annoncé comme étant de décembre 1322 (p. 132), l’indication xA0;anno ut supraxA0; à la fin de l’acte ne renvoie pas au texte précédent du Martinet, datant bien de 1322, mais au texte précédent dans le registre à partir duquel le scribe a recopié l’originalxA0;; les serments consécutifs à l’arbitrage étant de janvier 1357 (n.s.), l’acte doit dater de décembre 1356, ce que confirme la présence d’Arnaut d’Arostan et du trésorier Salier, cités en 1354 (p. survetement f&m pas cher
183-184) et 1357 (p. 137). On pouvait aussi affirmer, et non supposer, que les doléances de 1436 (p. 63 et 210) émanaient bien des états de BéarnxA0;: on retrouve ce texte dans les xA0;établissements de BéarnxA0; (Arch. dép. Pyr.-Atl.
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Aug 23, 2014