16 Ce répertoire mérite donc de figurer en bonne place dans bien des bibliothèques institutionnelles comme une belle étude de cas qui sait ?réhabiliter la fiscalité dont l’histoire peut devenir passionnante? (p.?7). Nul doute qu’elle aidera bien des chercheurs dans des services d’archives départementales éloignés de la Lozère.17 Bruno Jaudon""""""""""""""""Cet ouvrage reprend les actes d’un colloque qui avait été organisé à Besan?on du 16 au 18 octobre 2003 par l’équipe de latinistes et historiens de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité de cette université. Les Libri coloniarum, qui donnent son titre à cette publication, font partie du recueil des traités des arpenteurs romains dont la première édition critique du texte latin était parue à Berlin en 1848 (F. Blume, K. Lachmann, A. sac vanessa bruno pas cher
Rudorff, Die Schriften der r?mischen Feldmesser, vol. i). Il s’agit de deux séries principales de textes (d’où l’appellation de libri au pluriel par K. Lachmann) de nature assez complexe qui, sous la forme de notices généralement assez courtes, fournissent des informations sur le statut juridique, la morphologie cadastrale, la chronologie et les modalités d’assignation des terres de 195 cités appartenant à dix régions d’Italie centrale et méridionale auxquelles s’ajoute la seule province extra-italienne de Dalmatie. Bien qu’elle ait été, à juste titre, contestée, l’appellation xA0;livres des coloniesxA0; du premier éditeur allemand est restée dans l’usage courant, et les éditeurs des actes du colloque de Besan?on ont souhaité la garder, car, si les cités italiennes ne sont pas toutes des colonies, ce texte évoque bel et bien les enjeux multiples de la colonisation romaine, en Italie comme dans les différentes provinces de l’Empire.2 Les onze travaux qui composent l’ouvrage s’organisent en trois parties au contenu quantitativement inégalxA0;: la première, avec quatre articles consacrés plus spécifiquement aux textes des Libri coloniarum, la deuxième, avec un seul article attribué à la thématique xA0;pratique et lecture colonialexA0;, la troisième, enfin, présente six articles qui, à titre de comparaison avec l’Italie, offrent des exemples d’autres expériences coloniales en Gaule Narbonnaise et en Macédoine. Des trois, l’organisation de la première partie est sans doute la plus cohérentexA0;: la première contribution, par Antonio Gonzales, l’un des éditeurs, offre une présentation claire du contenu du recueil des Libri coloniarumxA0;: nature, composition et datation du texte, études historiques et philologiques modernes, statut juridique des territoires et des cités antiques, principales phases de l’histoire coloniale italienne, tels sont les sujets rapidement évoqués par cet article, bien illustré par une série de tableaux. Soldes chez longchamp Les travaux suivants, dont celui de l’autre éditeur, J.-Y. Guillaumin, développent ces différents aspects, à partir de larges échantillons ou d’exemples ponctuels. Par la suite E. Hermon et J. Peyras examinent respectivement la question des assignations de terres à l’époque de Sylla ou des Gracques, deux phases cruciales de l’histoire agraire italienne républicaine dont les mentions dans les Libri coloniarum posent des problèmes sensibles d’interprétation. En effet, alors que les autres textes littéraires font rarement référence aux lieux géographiques et aux modalités concrètes d’assignation des terres dans une localité donnée, le texte des Libri coloniarum fait appara?tre pour chacune des cités, une multitude de formules stéréotypées sur l’interprétation desquelles les avis des historiens divergent (ex. polo ralph lauren noir
xA0;: xA0;lege SullanaxA0; ou xA0;lege SemproniaxA0;, limites Sullani/Graccani ou mensura Sullana). Contre les réserves exprimées dans le passé quant à la valeur historique de celles-ci, aussi bien E. Hermon que J. Peyras défendent en revanche cette option. En prenant appui sur des exemples précis tirés d’autres auteurs du corpus gromatique, J. Peyras donne une explication convaincante de certaines expressions qui avaient troublé ses prédécesseursxA0;: ainsi lorsque à propos de la province du Bruttium il est écrit que xA0;l’ager de Cosentia a été assigné par l’empereur Auguste par des limites gracchiennesxA0;, cela signifie tout simplement que l’empereur a opéré des assignations de terres dans le cadre d’une centuriation qui avait déjà été établie à l’époque des Gracques. Cela para?t tout à fait vraisemblable, lorsque l’on songe aux confiscations massives de terres que cette région d’Italie méridionale avait connues après la guerre d’Hannibal, des confiscations qui, très souvent, avaient justifié l’intervention des membres de la commission agraire gracchienne pour procéder au premier arpentage de ce vaste domaine public.
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26-30, M
Aug 15, 2014